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Interviews avec Diana Dobreva

Quel message voulez-vous passer de la scène?

Que chaque personne qui regarde nos spectacles les ressent avec leurs sens. Et qu’ils ne soient ni didactiques, ni donneur de leçons. Je veux qu’ils réveillent les cœurs. Qu’on arête avec le conformisme, qu’on ne soit pas que rationnels, mais aussi émotionnelles.

Journal "Théâtre"

Que représente pour toi le métier de metteur en scène?

Une sorte d’expression, dont j’ai besoin. C’est une sorte de  communication avec les gens. Dans une conversation autour d’une table je ne peux m’exprimer autant que je peux le faire depuis la une scène.

Journal "Story"

Rêveur ou réaliste?

Réalisateur qui a des rêves. Nos rêves doivent être grands, et nos cœurs courageux, alors dans ce cas, tout est possible.

Est-ce la vie, le théâtre?

Le théâtre est vie. En même temps avec une différance – la vie dans le théâtre est plus concentrée, comprimée dans le temps et l’espace. Donc, il parait que vous me demander si la vie est la vie ?

Sans quoi vous ne pouvez vivre?

Sans amour. Je ne pourrai vivre sans amour.

Journal "Bolgaré"

Où avez-vous trouvé le courage de passer de l’autre coté de la scène pour devenir metteur-en-scène ? Vous avez déjà trois spectacles. Comment les juger-vous?

Ma première mis-en-scène est Médée dans le Théâtre « Sfumato ». Je me suis longtemps préparée avant de commencer les répétitions. Nous avons travaillés vite et nous l’avons fait en peu de temps. Nous y avons mis beaucoup de passion et d’amour et ça a marché. Nous avons aussi  joués Médée dans le théâtre National de Strasbourg avec beaucoup de succès. Le spectacle a eu plusieurs récompenses.

Après, vous êtes allé mettre en scène à Smolian?

Oui, l’invitation était de leur part et comme ça est né Macbeth.

Après autant de rôles comme actrice et déjà trois spectacles comme metteur en scène, dans quel emploi vous vous sentez mieux?

La mis en scène est un travail plus difficile. Il consiste dans la création d’un monde entier, alors que l’acteur, aussi difficile que cela puisse être, n’est qu’une partie de ce monde.

Dans quelle position le plaisir du travail est plus grand?

Comme metteur en scène le processus de création me comble. C’est tout ce que j’ai voulu.

Pour Macbeth vous avez eu aussi es récompenses.

Oui. Le travail sur ce spectacle était difficile, mais réussi. Les prix sont de bonnes choses  mais la plus grands reconnaissance ce n’est pas eux, mais les gens, avec lesquels tu travail et le fait qu’ils changent pendant ce travail. Les choses doivent être crées avec beaucoup d’amour, et je répète, les hommes changent en mieux, pendant qu’ils font ensemble ce voyage, appelé théâtre. Et quand après le spectacle tu vois les yeux pleins de larmes de tes spectateurs, et tu sens qu’une catharsis c’est produit, tu ne peux être que content.

Ca n’a pas air un peu prétentieux?

Je ne dirais pas. Je ne fais pas de spectacles pour la communauté artistiques ou pour les critiques. J’ai des amis médecins qui me disent que le théâtre leur permet de faire leur travail. Il purifie leurs âmes, baisse leurs tension, compréhensible du fait qu’ils tiennent la vie humaine entre leurs mains. Ca c’est le plus important.

Journal "Standart"

Je sais qu’à une époque vous avez chois la philologie français et non l’école de théâtre. D’où vient cette amour pour la France et Paris? Quel était le signe qui vous a montré votre prédestinée à la grande scène? 

Dans l’adolescence je suis devenu très timide (elle rigole), une timidité soudaine et énorme devant le monde, les gens, et je me suis tournée vers la philologie – j’ai toujours beaucoup aimée la culture française, et la France. Je suis donc rentrée à l’Université de Sofia, en philologie française, ensuite je suis partie à Paris, où j’ai étudiée l’histoire de l’art à la Sorbonne. Mais un moment donné l’amour du théâtre a pris le dessus et je me suis inscrite au collège de théâtre "Luben Groiss", dans la classe de Professeur Madame Elena Baeva. Pendant ma première année il y a eu le casting du Théâtre "Sfumato" pour la "Toison noir". Je me suis présentée, Margarita Mladenova et Yvan Dobtchev m’ont pris et j’étais actrice pendant près de 6 ans pour "Sfumato".

Le démarrage a été très réussi, et après?

Cette merveilleuse aventure, qui m’est arrivée chez « Sfumato » est liée avec la « Toison Noir ». On a fait le tour du monde avec ce spectacle, on a eu beaucoup de récompenses, beaucoup de représentations à grand succès partout. Nous sommes arrivés jusqu’au Japon et nous avons aussi joué pendant deux mois au Théâtre de la Tempête, à Paris.

Le succès et la reconnaissance arrivent. Votre premier spectacle Médée - crée depuis le mythe original, a gagné non seulement les ovations du publique, mais vous a aussi justement apporté le prix "Asker 2007" pour meilleur début. J’ai l’impression que votre Médée n’a pas de négativité, mais plutôt purifie. 

Crée à partir des textes d’Ovidés, Borhes, Euripide, Muller, Vasco Popa et moi-même, c’est un spectacle sur lequel j’ai réfléchi pendant trois ans, et il est très proche de mon cœur. Pour ma part la fonction du théâtre doit être purificatrice et provoquer la catharsis. Et même si un personnage est négatif, le créatif doit être toujours l’avocat de son héros et qu’il le défende coute que coute.

Médée réveille des pensées et des émotions esthétiques et profondément philosophiques. Beauté et précision se mélangent aux couleurs – rouge, blanc, or. C’est peut être déjà la "marque déposée" du metteur en scène Diana Dobreva ,celle de l’imagination sans limites, utilisée aussi dans  Macbeth du théâtre de Smolian.

Le spectacle Macbeth était une des expériences des plus difficiles. Trois mois de répétitions dans le Théâtre National des Rhodopes avec sa troupe exceptionnelle, cela était très difficile, mais une fois que nous ayons terminé ce voyage de trois mois, nous sommes arrivés à un remarquable résultat. Fruit de mes efforts et de ceux de l’équipe, Macbeth est un nouveau genre de théâtre que je continuerais de faire.

Et, je rajoute, la citation est de vous "Le theatre est un concentré de vie, la consistance de la vie."

Le théâtre est la vie, mais extrêmement concentré, compressé et extatique. Le théâtre c’est la vie, mais une vie beaucoup plus extreme.

On se quitte avec vos veux pour les lecteurs.

Mes veux envers les lecteurs de "Douma" et  tous les bulgares dans ces temps difficiles, qu’ils soient très courageux, qu’ils se battent pour leurs rêves, leurs idées, leur fierté et qu’ils croient que l’impossible n’existe pas.

Journal "Douma"

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